Une pause BD, ça vous tente ?

par Electra

De retour, enfin – avec trois lectures. Un bon moment, un très bon moment et un abandon.

Steak it easy – Fabcaro
♥♥(♥)

Retrouvailles avec Fabcaro dans cet opus, publié en 2016 et que j’ai trouvé en bibliothèque juste avant le deuxième confinement. Je l’ai finalement lu il y a huit jours environ. Il ne m’en reste pas grand chose, mais je me souviens avoir évidemment trouvé touchant l’homme adulte qui regarde le jeune adolescent pétri de grands idéaux et de principes qu’il était. Le voici désormais propriétaire d’une maison, en couple avec des enfants.

Loin de la rock star ou du rebelle qu’il s’imaginait être.  Ce livre est en fait 3 récits autobiographiques écrits entre 2005 et 2016, où l’auteur confie à nouveau à ses lecteurs son regard toujours critique sur sa personne, ses failles, ses regrets, ses gaffes (ah oui il en fait de belles quand même..) et évidemment on se reconnaît parfois.  Si je l’ai trouvé moins cinglant (que par exemple dans son livre sur le mariage), j’ai passé un bon moment et ces temps-ci, ça compte !

Editions La Cafetière, 2016, 144 pages

 

Rolling Blackouts – Sarah Glidden
♥♥♥♥

J’ai découvert Sarah Glidden en 2018 en lisant son précédent roman graphique, Comment comprend Israël en 60 jours ou moins que j’avais bien aimé.  Dans ce nouveau livre, la dessinatrice new-yorkaise accompagne deux amis journalistes et responsables d’une ONG au Moyen-Orient après la seconde guerre du Golfe. Ce trio comprend aussi un ancien Marine qui a combattu dans la région qui apporte son propre regard.  Que ce soit en Syrie, Irak ou Turquie, ces observateurs rencontrent les réfugiés, mais aussi les civils (comme un blogger irakien) ou un administrateur de l’ONU, et même des soldates américains.

J’aime toujours son regard et ce roman permet de mieux comprendre le travail des journalistes et les conséquences d’un conflit qui s’éternise. J’aime aussi le dessin tout en délicatesse et qui permet d’atténuer un peu la gravité du sujet. Je vous invite à découvrir le travail de Sarah Glidden.

Editions du Glénat, trad. Marie Renier, 2017, 304 pages (1 kg 200!)

 

How to survive in the North – Luke Healy
DNF

Je ne vous en dirais pas possible, sinon que le dessinateur est Irlandais. Ce livre, je le voyais à chaque fois que j’allais à la BM, du coup je me suis dit, allez lance-toi. Malheureusement, la rencontre n’a pas eu lieu. Je n’ai pas accroché au récit, malgré l’intrigue et le choix narratif que je trouve pertinents et surtout j’ai eu bémol, de forme. Oui de forme. Je ne suis pas myope mais là, le soir, en deuxième partie de soirée, impossible de réussir à lire les textes : les bulles sont toutes petites, et la police doit varier entre une taille 6 et 7.  Résultat : une lampe de chevet n’est vraiment pas suffisant. Et une loupe aurait été la bienvenue. J’ignore qui arrive à lire en si petit. Je le fais sur des pots de moutarde, je suis celle à qui on demande de venir lorsque la police est trop petite. Le souci c’est que là, c’est pour 197 pages !

Sinon, si malgré tout, vous êtes curieux : l’histoire mêle différentes histoires aux chronologies diverses de 1912, 1926 et de nos jours. Où comment en retrouvant les traces d’un voyage dans le grand Nord, où une jeune femme Inuit est embarquée dans un navire avec des explorateurs. Sully, qui vit de nos jours, semble lui, être profondément isolé et triste. Il va découvrir son histoire.. Je ne suis pas allée assez loin pour vous en dire plus.  Il obtient une note de 2 étoile sur GR. Il est en anglais, ai-je oublié de le préciser ? Sinon, le dessin, les couleurs me plaisent.

Editions Nobow Press, 2016, 198 pages

Et pourquoi pas

4 commentaires

Jérôme 5 décembre 2020 - 11 h 53 min

Steak it easy est loin d’être le meilleur Fabcaro, je suis d’accord avec toi.

Electra 7 décembre 2020 - 18 h 11 min

oui, j’ai trouvé plus grinçant celui sur le mariage. Ici il y a une part de nostalgie sans doute qui joue !

krol 6 décembre 2020 - 20 h 09 min

Je ne connaissais pas ce titre de Fabcaro.

Electra 7 décembre 2020 - 18 h 11 min

Je l’ai trouvé par hasard à la BM. On retrouve toujours ce regard désabusé qu’il porte sur sa personne.

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