Paradise and elsewhere · Katie Page

par Electra
Paradise and elsewhere · Katie Page

Petit changement dans mon programme avec ce recueil de nouvelles qui m’a tendu les bras et que j’ai saisi et aucun regret !

Je ne connaissais pas l’auteur, Katie Page, j’ai simplement vu une BT anglaise parler de ce recueil de nouvelles avec enthousiasme et j’avoue que la couverture m’a aussi énormément plue.  Et comme je suis toujours friande de nouvelles, pourquoi pas ?

La surprise fut grande car j’ignorais tout du sujet des histoires. La première m’a beaucoup marquée car nous voici transporté, nous lecteur, probablement dans un pays africain, dans un village où deux touristes viennent se promener avec leur appareil photo. Mais plutôt que d’être dans la peau de ces touristes, nous voici dans la peau d’un enfant – un adolescent mais qui paraît beaucoup plus jeune et dont la mission sera de soutirer l’argent à ces touristes. Et j’ai beaucoup aimé être de l’autre côté, comprendre ces nuées d’enfants qui accourent lorsque les touristes arrivent, qui réclament un ou deux sous, pas grand chose mais qui ne vous lâchent pas. Au point, comme ici, de faire peur au couple. Il est bon de se faire parfois rappeler nos privilèges.

La nouvelle suivante m’a tout autant déstabilisée, on y suit l’arrivée, dans un village, il y a fort longtemps, d’un étranger. Celui-ci est faible, n’a plus que la peau sur les os et réclame à boire. Que faire ? Voici le lecteur plongé dans une époque lointaine où l’étranger signifiait danger, où l’on se réunissait pour savoir quoi faire de lui. Peu à peu celui-ci s’installe, mais est-il des leurs ? Le sera-t-il jamais ?

Une autre nouvelle suit la légende d’un peuple qui trouva sa fortune après qu’une mère de famille, n’ayant plus de quoi nourrir ses enfants, pleure jusqu’à sa mort. La fin m’a stupéfié.  Et cela n’est que le début ! Vous voilà ensuite au milieu d’une forêt d’arbres-mères (mother-trees) qui communiquent à travers leurs racines, puis dans un phare où une jeune fille peut se glisser dans la peau d’une femme aussi facilement que de reprendre sa fourrure de loutre.

Un recueil qui vous emmène loin de vos habitudes mais que cela fait du bien ! J’ai adoré être troublée à ce point. A mi-chemin entre les contes et les mythes, l’auteur Katie Page vous embarque dans un voyage extraordinaire. C’est typiquement le genre d’histoires à lire au coin du feu à des amis avant d’aller se coucher.

♥♥♥♥

Editions Biblioasis, 2014, 128 pages

©WenPhotos

8 commentaires
0

Et pourquoi pas

8 commentaires

Jackie Brown 30 mars 2019 - 17 h 29 min

J’allais te dire que je n’avais jamais entendu parler de l’autrice. Et puis, je suis allée voir son site et je suis tombée sur ce titre qui m’avait intriguée The Story of My Face. Donc, j’avais entendu parler de l’autrice, mais je n’étais pas plus intéressée que ça. Mais avec ton billet… Je vais l’ajouter sur GR, on ne sait jamais. 😉

Electra 31 mars 2019 - 17 h 39 min

Oui ! ses récits sont vraiment à part, je n’ai rien lu de tel, mais elle touche à l’universalité (comme cet étranger qui arrive dans ce village). Si je la croise à nouveau, je la lirais.

BlueGrey 1 avril 2019 - 8 h 28 min

Et bien, c’est très intriguant et tentant ! Mais mon anglais est très “primaire”, ça risque fort de m’être inaccessible…

Electra 1 avril 2019 - 18 h 43 min

en fait, tu me fais réfléchir (je donne des cours d’anglais à des adultes) et je pense que c’est peut-être le bon format (nouvelles courtes) et histoires parlantes pour le tenter ! si tu veux jauger ton niveau d’anglais, avec un dico à côté je pense honnêtement que c’est faisable !

BlueGrey 1 avril 2019 - 19 h 57 min

J’ai tenté un roman en anglais il y a quelque temps et je me suis découragée en cours de route… Le format nouvelle peut en effet être plus accessible. Je note donc !

Electra 1 avril 2019 - 19 h 59 min

Oui !

Autist Reading 4 avril 2019 - 12 h 02 min

Je ne connais pas non plus l’auteur mais ses textes semblent intrigants.. Je note (encore!) éventuellement pour le Mai de la nouvelle, on peut toujours rêver 😀

Electra 4 avril 2019 - 18 h 37 min

Oui, j’avoue je n’ai rien rencontré de pareil et pourtant elle vise très juste !

Les commentaires sont fermés