Cela faisait bien longtemps que je n’avais lu de polar, encore moins scandinave. Mais l’anniversaire de ma mère fut l’occasion pour acheter plusieurs polars, dont celui-ci. Je ne connais pas l’oeuvre de Leif GW Persson et de son personnage Lars Martin Johansson.
Ce dernier est en retraite. L’ancien officier de police qui a mené une très belle carrière coule des jours paisibles aux côtés de son épouse. Tout va pour le mieux. Mais un soir, en sortant d’un snack bar, il s’effondre à terre. Il se réveille à l’hôpital, une partie du corps paralysée. Choqué, il comprend que c’est grave mais qu’avec de la rééducation, il pourra récupérer une grande partie de son autonomie. Et c’est le cas. L’un des médecins en charge de son rétablissement vient le trouver un jour au sujet de son père. Ce dernier était pasteur et recueillait les confessions des personnes mourantes. L’une d’elle lui aurait avoué connaître le nom du meurtrier d’une enfant, Yasmine, âgée de 9 ans, assassinée il y a plus de vingt-cinq ans.
Le policier ne se rappelle pas de ce crime, il demande à son ancien partenaire, qui avait enquêté sur ce crime odieux. L’enfant avait été kidnappée dans la rue la menant chez elle un soir d’hiver. Alité, le policier obtient le dossier et commence à faire travailler ses méninges. Peu à peu, il reconstitue le fil de l’histoire et découvre qui était la personne agonisante qui s’est confiée au pasteur. Aidé par ses anciens collègues et des jeunes policiers, il décide de mener l’enquête. Même s’il sait, que le crime est désormais prescrit. En effet, la loi de prescription pour les meurtres est enfin abrogée mais elle n’est pas rétroactive. Malgré tout, il veut retrouver le coupable.
De retour chez lui, il réussit même à enrôler l’assistante médicale et tous ont à coeur de retrouver l’assassin. J’ai lu ce roman en à peine une journée, je l’ai lu en deux fois. Même si on sait dès le départ que l’homme ne pourra être jugé pour ce crime, on a envie de savoir qui a tué l’enfant. Ses parents s’étaient séparés à sa mort et ne se sont jamais remis de la disparition de leur fille. Tous deux sont partis à l’étranger. J’aime beaucoup ce genre de polar, ici l’enquête remonte à loin, même si l’ADN va servir, ce n’est pas l’élément principal. On remonte les pistes comme à l’ancienne. Et j’aime cela. Les chapitres sont courts et on ne s’ennuie pas. A cela, il faut ajouter une fin peu commune.
L’inspecteur est attachant et j’ai enchainé les chapitres très rapidement. Au final, j’ai bien aimé cette lecture. Je crois qu’il est considéré comme l’un des meilleurs polars de sa génération.
♥♥♥
Editions Rivages, Den döende detektiven, trad. Esther Sermage, 2023, 448 pages
Une avant-dernière participation au défi Un hiver polar de Je lis Je blogue.

Photo de Jon Flobrant sur Unsplash

7 commentaires
Il n’y a pas de repos pour les braves ! Le pauvre enquêteur doit encore se triturer les méninges dans son lit d’hôpital ! ^_-
un crime impuni, surtut celui d’un enfant .. on comprend pourquoi !
J’avoue qu’il y a tellement de polars nordiques, nombreux estampillés meilleur polar, que bon, j’ai tendance à ne pas trop me précipiter. Je note en sachant que ça risque de se perdre parmi mes nombreux autres titres notés.;)
Je suis comme toi, je suis totalement dépassée .. je connais de nom quelques auteurs mais maintenant ils sont si nombreux !
Un titre pas à la bibli, mais d’autres, si. Encore un auteur à découvrir? ^_^
oui, apparemment j’ai commencé par la fin.. du coup, j’aimerais le découvrir en activité et pas en retraite …
Ah, un cold case, chouette ! C’est amusant que l’entourage de l’enquêteur soit entraîné dans ses réflexions, j’aime bien cette idée.