Une pause BD, ça vous tente ?

Himawari House & Par la force des arbres

par Electra
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Himawari House – Harmony BECKER
♥♥♥♥♥

Parfois, il est bon de se tromper en faisant des cadeaux. J’ai offert ce roman graphique à Noël à l’une de mes meilleures amies, et surprise elle l’avait déjà et voulait justement me le prêter. Du coup, je peux le garder et c’est tant mieux car j’ai adoré.

On suit Nao, une jeune Américaine d’origine japonaise qui décide d’aller vivre un an à Tokyo afin de renouer avec ses racines. La jeune femme ne sait plus trop qui elle est. Elle est logée à l’Himawari House où vivent déjà 4 autres étudiants. Hye-jung, une jeune Coréenne et Tina, Singapourienne. Les deux jeunes femmes sont également venues au Japon pour y trouver leur voie et prendre leur envol. Deux garçons japonais vivent également avec elle, dont un, très renfermé, qui fait peur à Nao au départ mais finalement les deux jeunes vont se rapprocher. Un roman graphique magnifique, où en plus les dialogues sont en japonais et coréen (parfait pour moi) et qui décrit la quête d’identité de ces trois jeunes femmes, déracinées. Pour elle, ce n’est pas uniquement réapprendre non seulement le japonais, mais redonner tout simplement un sens à leur vie, et c’est une réussite.  J’ai adoré.

Editions Rue de Sèvres, 2023, 384 pages

 

Par la force des arbres – Edouard Cortès & Dominique Mermoux
♥♥

J’ignorais que ce roman graphique est né d’un livre écrit par Edouard Cortès, et cette fois-ci illustré par Dominique Mermoux. Si j’ai apprécié le travail de l’illustrateur, en particulier, les pages décrivant les animaux et la nature entourant la cabane où va se réfugier pendant plusieurs mois Edouard Cortès ; j’ai beaucoup moins apprécié le contenu. J’ai trouvé que l’auteur se regarde énormément le nombril, quitte à se dessiner nu et nous faire croire qu’il vient d’atteindre le Pôle Nord… Je me suis dit qu’il était Parisien et n’avait jamais passé un été à la campagne..Vivre dans une cabane, nichée dans un arbre, dans une forêt française où il croisera uniquement des cerfs, et où femme et enfants viennent tous les week-end et  ne m’a pas impressionné une seconde. Et je le répète, je n’ai pas aimé cette mise en valeur personnelle.

Oui, j’ai bien compris qu’il voulait se libérer