Une pause BD, ça vous tente ?

par Electra
Une pause BD, ça vous tente ?

Encore un ouvrage datant de mes vacances, et trois plus récents… on y arrive !

Rêve d’Olympe : le destin de Samia Yusuf Omar – Reinhard Kleist
♥♥♥

J’ai déniché ce livre à la BD et j’ai voulu découvrir l’histoire de Samia – la quatrième de couverture vous annonce déjà sa fin tragique. Mais j’ai voulu savoir ce qui avait poussé cette jeune femme,  athlète à Pékin, à prendre tous les risques et traverser la Méditerranée sur une petite embarcation. Samia n’arrivera jamais à destination. Elle fait partie de ces milliers de migrants, morts en mer.  Son corps n’a jamais été retrouvé.

Jeux Olympiques de Pékin, en 2008 : Samia Yusuf Omar, 17 ans, représente la Somalie. Sur la piste, la jeune femme se surpasse et bat son record personnel. Malgré sa dernière place dans la course, le public l’adore et l’acclame. De retour dans sa Somalie natale, Samia ne compte pas rester sur un échec. Mais s’entraîner décemment est devenu impossible, car les fondamentalistes musulmans interdisent aux femmes de pratiquer une quelconque activité sportive. Pour atteindre son rêve de participer aux prochains Jeux en 2012, Samia tente le tout pour le tout : elle se lance dans une périlleuse odyssée pour rejoindre l’Europe.

La jeune femme ne fuit pas seule – les autres survivront et pourront raconter le calvaire de l’immigration : la violence des passeurs, les camions surchargés de réfugiés, la faim, la soif, la prison…  Une lecture forte car elle met un nom et un visage sur ces anonymes. il est toujours plus facile de fermer les yeux quand ce sont des inconnus. La situation en Somalie ne s’est pas améliorée, et chaque jour d’autres veulent fuir à leur tour.

Editions La Boîte à Bulles, 2016, 144 pages

 

La route de Tibilissi – David Chauvel – Alex Kosakowski et Lou
♥♥

– Pourquoi ils nous ont attaqués ? On leur a rien fait.
– Je sais pas. 
– Maman disait tout le temps que ça allait arriver mais Papa voulait pas écouter…Qu’est-ce qu’on va faire maintenant qu’ils sont…
– T’as pas entendu le Père ? On doit aller à Tibilissi. Alors, en route ! 

Voilà l’extrait imprimé à la 4C. En lisant cela après avoir trouvé la couverture jolie, je suis repartie en passant que j’allais me retrouver du côté de Tbilissi, pendant la seconde guerre mondiale lorsque les Patriotes ont fui dans les bois ! Evidemment, j’ai eu tout faux. Voici le vrai synopsis :

Jake et Oto viennent de voir leurs parents se faire assassiner sous leurs yeux par des miliciens masqués. Les derniers mots de leur père : “”Allez à Tibilissi !””. Pour se préparer, ils repassent par leur village dévasté pour y récupérer des vivres. Là, le cadet retrouve ses deux amis Doubie et Trois-Trois, une drôle de bestiole à fourrure et un robot rafistolé qui vont les accompagner tout au long de leur dangereux voyage.

Me voici plongée dans une sorte d’univers post-apocalyptique où deux frères tentent de gagner la ville de Tibilissi, supposée être un havre de sécurité dans un pays en guerre. Oto est le héros, particulièrement énervant (mais de son âge!) qui voyage avec ses deux doudous, un robot et une drôle de bête à fourrure. Le frère ainé a du mal à faire suivre toute la petite bande dans des conditions climatiques rudes. On pense à “La route” et à tout ce genre d’histoires. Rien de transcendant, j’ai pensé tout du long qu’il s’agissait d’un roman graphique jeunesse. Parfois le dessin m’a paru bizarre même si j’ai aimé le travail de la couleur et la perspective. J’ai eu du mal avec les prénoms de toutes origines, et les GI Joe à la toute fin mais sinon ça se lit bien. Je ne lui mets que deux étoiles car je pense sincèrement que je vais oublier, hélas, rapidement ce livre.

Les petites distances – Véronique Cazot et Camille Benyamina
♥♥(♥)

Max est un homme tellement insignifiant qu’il finit par devenir vraiment invisible. Léo est une femme peureuse qui vit dans ses rêves. Max s’installe chez Léo et observe sa vie.

J’ai lu cette BD il y a presqu’un mois, du coup j’avais un peu oublié l’histoire ! Mais cela me revient, et surtout j’ai bien aimé le dessin, je note le nom de Camille Benyamina. Pour l’histoire, j’avoue que j’ai trouvé cela un peu étrange puis perturbant puis j’ai finalement bien aimé la fin.

Evidemment j’ai pensé à un film inspiré d’une histoire écrite par un romancier français que je ne lis pas, mais où c’était l’inverse… Je ne sais pas si je suis claire mais l’histoire ne l’est pas non plus, même si on se laisse prendre au jeu et au final j’ai bien aimé. Si vous aimez les histoires un peu déroutantes, alors foncez ! Mais j’avoue qu’écrire une chronique un mois après n’est pas aisée.

Editions Casterman, 2018,152 pages

Ailefroide : altitude 3954 – Jean-Marc Rochette et Olivier Bocquet
♥♥♥

L’auteur de Transperceneige nous raconte son enfance et sa jeunesse où il s’est longtemps rêvé alpiniste, tout en remplissant des carnets de dessins. Le garçon a grandi entouré de montagnes et lorsqu’un copain lui fait faire sa première randonnée en montagne, c’est le coup de foudre pour ces paysages majestueux. Très vite, l’adolescent s’initie à l’escalade et avec toute une bande de copains s’élance à la conquête des plus grands massifs. Mais les années passent et la montagne n’est jamais tendre. Les accidents et la mort prématurée de jeunes espoirs finissent par faire peur au narrateur. Celui-ci dessine également, et un jour il va choisir de quitter la montagne.

L’auteur rend hommage à la montagne, à ces noms mythiques et surtout à tes ses proches qui sont allés se frotter à la nature et dont beaucoup ne sont pas revenus. A la fin du récit, il raconte le destin de chacun et ses retrouvailles avec la montagne. Un récit initiatique intéressant avec en fond sonore la voix de l’auteur, où il révèle ses espoirs et ses failles. Où jeune la vie semble éternelle et où soudainement on prend conscience un jour de notre fragilité.

Editions Casterman, 2018, 296 pages

6 commentaires
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Et pourquoi pas

6 commentaires

keisha 22 février 2019 - 13 h 04 min

Le premier me plairait bien, j’ai lu le deuxième, un poil désarçonnée par le fin, quoique prévisible.

Electra 25 février 2019 - 8 h 32 min

Le premier est touchant car l’histoire est véridique, pour le deuxième je suis partie du mauvais pied et du coup je n’ai pas accroché, et je ne me souviens plus de la fin !

lewerentz 23 février 2019 - 11 h 13 min

Je viens de lire “Les petites distances” et, moi aussi, j’ai trouvé l’histoire très brouillonne. Par contre, j’ai beaucoup aimé les dessins.

Electra 25 février 2019 - 8 h 32 min

Pareil ! Les dessins sont très beaux mais l’histoire m’a parue décousue, même ressenti !

Jerome 27 février 2019 - 12 h 12 min

Je n’en ai lu aucun mais il n’y a que le dernier qui me tente vraiment.

Electra 27 février 2019 - 22 h 17 min

pourtant je crois toujours que tu as tout lu, le dernier te plairait bien en effet !

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